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Mercredi 26 octobre 2005 3 26 /10 /Oct /2005 00:00

 

J'ai appris cette fois que les examens scolaires , "astuces pédagogiques déguisées ", n'ont été instituées que  pour  " empêcher les enfants des classes défavorisées  d'accéder aux études supérieures ".  C'était la trouvaille du pouvoir bourgeois du fin du  XIX° siècle qui avait  peur de perdre ses privilèges face aux ouvriers. Ce sont les travaux des chercheurs bien connus tel BOURDIEU et BAUDELOT qui ont mis à la portée de tous, ce phénomène social. Depuis, et à l'exception du Bac, dont les jours sont comptés, ces obstacles ont sauté face à la réalité pédagogique Anglo-Saxone qui préconise le contrôle continu comme stimulant efficace. Chez nous, dans les nouveaux programmes, on appelle ces deux sortes d'évaluation ; "évaluation sommative" qui résonne comme une sommation et " évaluation formative"qui apprécie le rythme de l'élève afin de  déceler les plus aptes, les plus compétents, l'élite en quelque sorte. Au profit de qui? Cela est 1 autre question.

 

 

            L'introduction de grilles d'évaluation qu'on nous propose, peut être un moyen efficace lié à la pédagogie de la réussite. Mais est ce que je suis prêt et est ce que les conditions sont toutes réunies pour mener à bien la pédagogie du projet. Nous sommes à la deuxième année de son application; je m'efforce encore de comprendre et de mettre en pratique les rudiments à ma portée. Bien sûr , il y a toujours des gens bien connues qui "clameront leur connaissance parfaite de la chose". Ces maquignons de la pédagogie, comme on les appelle si bien, baignent agréablement dans ce "coma pédagogique".

 

 

         

          Généralisée avec des dommages certains, ce nouveaux concept de "l'approche par les compétences" colporté par  la pédagogie du projet ne semble pas faire l'unanimité au Canada ni même en Europe à la traîne. Pour s'avertir,  il n'y a qu'a lire cet expert étranger fervent supporteur de l'approche  par les compétence qui , invité à Alger pour donner une conférence et qui questionné sur sa généralisation déclara "Nous attendons les résultats de l'expérimentation en cours dans certains pays d' Afrique."" Fin de citation.

 

                                                                                                               Nedroma 29/09/2005

 

 

Par Midoun B - Publié dans : numidia
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Mercredi 26 octobre 2005 3 26 /10 /Oct /2005 00:00

 

Mais pourquoi toujours Mascara ?

 

 

   En cette fin d’année scolaire 2004/2005 ,le ciel est tombé sur la tête de Mascara avec ses 16 établissements recalés à l’examen de 6°.Mais pourquoi taire les déboires des autres wilaya voisines ; On dit que la wilaya de l’extrême ouest a enregistré 40 écoles recalées ? Est-ce vrai ? Ce n’est pas impossible lorsque l’on sait maintenant que 90% de tous les algériens candidats à l’examen de 6° ont répondu ,faute de «  directrice », « directeure » pour féminin de directeur .

 

 

   La psycholinguiste auteur de « l’école algérienne de IBN Badis à Pavlov » applaudit à l’initiative du ministère relative à l’introduction de l’examen de 6°portant essentiellement sur les seules matières structurantes par qui se construit la pensée : mathématiques,arabe, français. Mais pour elle , il y a comme un problème de critères d’évaluation lorsque les questions sont fermées et contiennent des réponses. Celles-ci ne renseignent rien sur l’élaboration mentale pour ce qui est des trois phrases à mettre en ordre.

 

 

   La psycholinguiste  ajoute  , je cite «  Tout comme au bac, on évite l’hypothético- déductif, l’analyse et le commentaire. On se limite au paragraphe. Il n’est pas alors étonnant que nos étudiants soient incapables de rédiger le moindre texte » fin de citation.  

 

 

                                                                                Nédroma    2005-07-14

 

                                                                                         

 

Par Midoun B - Publié dans : numidia
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Mercredi 26 octobre 2005 3 26 /10 /Oct /2005 00:00

 

En octobre 1981,me trouvant à Alger pour je ne sais quel motif,un livre «  les jeux de simulation à l’école » de John L. Taylor et Rex Wolford , sur l’étal d’une exposition , attira mon attention .Sitôt acheté et après brève et superficielle lecture,mon livre rejoignit le banal petit tas de mon insignifiant patrimoine livresque.

 

Ce n’est qu’ en juin 2004, plus de vingt ans plus tard , après « institution » et introduction de l’apprentissage du Français en 2° année dans les écoles primaires , en Algérie,que je retirai mon livre de cette poussiéreuse étagère : Je fis ,sans attendre , la relation entre mon livre et la nouvelle trouvaille de " la pédagogie du projet " colportée par les nouveaux programmes de la reforme.

 

Par ailleurs, le cri de désarroi, récemment amplifié par un journal à grand tirage « Quotidien d’Oran » du mardi 7 Dec.2004, semble lever le voile sur certaines réticences de certains collègues détracteurs de la pédagogie du projet.

 

Je ne peux rester indifférent et mon propos n'est pas de défendre la pédagogie

 du projet. A travers cela , je veux tout simplement partager ,avec tous mes collègues ,et leur soumettre , la réalité pédagogique de la simulation dans les écoles anglo-saxonnes et leur faire sentir le rôle primordial qui nous attend dans cette tâche des plus stressantes .Je sais aussi que tout cela , suscitera de légitimes réflexions et interventions qui vont générer , à coup sûr , de souhaitables contributions et commentaires voire de possibles réactions. C'est en effet le but de ce blog . Que gagnerons nous dans tous cela ? Délier nos langues et discuter…

Alors ;

 

A vos marques !

 

Pour ma part, laissez moi commencer par dire que devant la lourde et stressante responsabilité quotidienne, je comprends facilement mon désarroi. Jeté en pâture dans l’arène de la mondialisation, bridé et sans aucune forme officielle d’appuis théoriques et méthodologiques, je tâtonne à vue. Cependant, je ne suis pas resté les bras croisés. Je me suis documenté et j'ai assez de confiance en moi-même pour me rendre compte des fausses pistes, des impasses et du bricolage de rigueur. Je n'ai pas de cornes, comme un bélier, ni le Bacc que j'ai raté en 1974 et qui ne m'a pas été nécessaire pour décrocher le JOB (just over bare) que j'exerce depuis presque trente ans. Ce n'était pas dans le magma culturel à cette époque d'avoir le Bacc; Enseigner était tellement à la portée de tout un chacun qu'il a suffit d'une simple attestation de cours du soir vous autorisant à "manipuler ", à sévir…La punition !

 

La nouvelle donne est tout autre. C'est celle de devenir les partenaires de nos élèves. Le pourrions nous lorsque nous nous croyons les dépositaires du savoir ??

 

Si aujourd'hui, dans d'autres espaces, la traduction devient la seule langue de Europe unifiée, pour nous algériens, le français demeure encore ce" butin de guerre" incontournable de notre développement. Mais à quoi sert un butin qui perd de plus en plus de sa valeur ? N’est –il pas vital et urgent de le prospecter afin de lui coller des missions de survie, lorsqu’on sait que plus de 80% des échanges mondiaux, de tout genre, se font dans la langue de Shakespeare .Si dans d"autres cieux , les théorèmes de pythagore et consorts n'ont plus droit de cité dans les classes ;ils sont impeccablement démontrés dans les milliers de sites internet ;Les matières de l'économie du management gagnent leurs entrées évidentes dans les écoles primaires. Nous opérons dans une situation en changement constant et rapide, il est vital d’anticiper, sinon, rester en arrière c’est crever. Nous semblons ignorer aussi que le monde, continuellement « boosté » par la prodigieuse "découverte du siècle", la communication de masse ; L'agressant internet et la téléphonie mobile en sont les remarquables illustrations. Enfin, ce qui était était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui…

 

OHHHHhhhhhhh !!, je me suis emporté dans d'autres considérations et j'ai négligé le sujet de conversation de notre blog.

 

On dit que le plus difficile dans l'application de la pédagogie du projet , ce n’est autre que de trouver le juste équilibre entre les objectifs à atteindre et les désirs des élèves. Alors là , la nouvelle « philosophie  », à la mode aujourd’hui ,nous recommande de nous alléger la tâche ,en décomposant le projet en mini ou sous projet et en micro projet qui seront menés à bien par les élèves eux même…

 

Je reviens à mon livre sur «  les jeux de simulation à l’école »que je colle maladivement à la réalité d'aujourd'hui. Evidement, les anglo-saxons, disons le carrément, sont les pionniers dans l’introduction et l’application des techniques du jeu de rôle et des simulations dans leurs classes.

Lesquelles techniques, vaguement instituées chez nous, avec l’appellation déguisée de la Pédagogie du projet sont encore à l'étape intentionnelle et embryonnaire. Nous sommes déjà en 2005, et pour ne pas dire que nous reculons, nous marchons encore à tâtons.

 

Il est important de préciser ici, que cette pédagogie, a été initiée par Dewey (1870-1952) psychologue et professeur à l’université de Massachusetts qui a travaillé sur le problème de la motivation et son mot d’ordre est : «  Learning by doing  »

 

Pour avoir une idée plus pratique sur ce qui nous attend comme rôle à jouer dans nos classes, je vous cite un passage du livre en question, très significatif de cette réalité .Je pense que la nouvelle donne est là. Je cite :

« pour donner un aperçu plus approprié de ce que peut être la simulation active dans une classe , considérons le cas suivant :

 

Dans une classe de seconde d’une high School du Minnesota, une religieuse est chargée de l’enseignement à des jeunes filles de seize ans. A vrai dire, si elle est présente dans la classe, elle ne dirige nullement ses élèves à ce moment précis. Celles –ci sont réparties en plusieurs groupes ou beaucoup d’entre elles paraissent prendre part à des discutions fort animées. La maîtresse, qui est maintenant proche d’un groupe, entend ce que dit sa présidente pour résumer les propos échangés :

 

« Excusez-moi, France, mais à mon avis , nous ne devons pas nous laisser obnubiler par cette question de mains d’œuvre à bon marché. Il est évident que la firme doit en tenir compte, mais seulement comme facteur de caractère marginal. Pour ma part,comme Diane, j’ai tendance à penser que la perspective des débouchés commerciaux est bien plus importante pour le développement de l’entreprise. »

 

« D’accord, présidente, déclare l’une des filles , mais ne pensez-vous pas que, pour ce qui concerne l’approvisionnement en matières premières , choisir Denver comme lieu d’implantation constitue un suicide ? »

 

Le groupe réagit avec vigueur devant cette intervention et s’en prend à celle qui l’a faite par des murmures de désapprobation.

 

La classe est tout simplement engagée dans un exercice mis au point par le plan pour les études dans les High Schools américains, dont l’élaboration a coûté neuf années de labeur et un demi million de dollars….

 

.Fin de citation .

 

Alors collègues, si des élèves, filles de surcroît, se préoccupaient du développement de leur entreprises futures et si on investi des millions de dollars pour élaborer des programmes ,n'y a t il pas vraiment de quoi fou rire. Pour ma part, mieux vaux que je m'y mette ...Je serai plus rentable.Je n'ai pas de cornes et pas de bacc. A bon entendeur SALUT !!!

 

Salutations

  Mr.B.Midoun

 

 midsms@yahoo.com

 

 http://numid.over-blog.org

 

Tel:+213 50 28 05 73

 

 

 

 

 

 

Par Midoun B - Publié dans : numidia
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